L’ART DÉCORATIF L. HIRTZ Le Nuage (plaque crémai) louer l’artiste presque autant que son goût de décorateur et son adresse d’exécutant. M. F. Bocquet a des bijoux d’un art très fin; on est un peu gêné de l’arrange ment hiératique de son masque d’enfant en cuivre repoussé, il faudrait en connaître la destination. MM. Bouvet, Boutet de Monvel, Mangeant, Lerche, Rémoné ont aussi des bijoux un peu barbares, mais non sans sa-veur, ceux de Rivaud sont des néo-méro-vingiens d’une rudesse fort délicate et d’une délicatesse un peu rude. C’est toujours l’épithète de spirituel qui se présente lorsque l’on veut parler de H. Nocq : l’esprit chez lui n’est pourtant que le vernis d’un art très raffiné, dont l’in-géniosité n’exclut pas la puissance, comme le démontrent ses belles médailles. Son Montfaucon est superbe et il a trois bagues qui sont parmi ses plus joliment colorées. Tout le talent de Dampt n’a pu se tirer qu’honorablement du problème assez ridicule de ciseler une épée pour un peintre ; à côté de l’outil guerrier il a mis un joli gobelet d’enfant, cela veut peut-être dire qu’il y a des hochets pour tous les âges. Le bataillon des parfaits émailleurs est au complet : Thesmar, Grandhomme, Hirtz, 248 FIND ART DOC