LA BRODERIE contenter l’im-mense clientèle du toc et de l’à-peu-près. La La broderie des machines était à l’autre, à celle des jours d’art, ce que le chromo est à la peinture. Les kilomètres de broderie grecque ou Louis XV, les festons tarabis-cotés, les jais ou les dessins géo-métriques, faux toujours de rap-port, d’épaisseur ou de valeur, les ténias de l’art nouveau eux-mêmes, floris-salent en teintes crues ou pâle-ment disparates, embellissaient les gazes, les pe-luches, les fla-nelles. Saint – Gall régnait sur le monde, et sa puissance devint si forte, si in-quiétante , que l’Amérique s’en émut et inventa une machine à broder qui, moins compliquée que /11( • al les métiers de Saint-Gall, ((fait» &-•+%■. là ■ ; sous l’ceil charmé i de l’ouvrière le point de chai-nette. Les mou-choirs, les tapis de tables, les cosies, les bon-CRICIION Rideau de vitrage nets grecs, ve-lours noirs, bro-derie d’or et autres petits objets char-mants, « et qui font les plus précieux ca-deaux d’amitié » (phrase extraite du –cata-logue d’une de ces maisons • Point de chai-nette e), brodés au point de chai nette en soies, illogiquement nuancées ou dégradées, enva-hirent à leur tour l’ancien continent, en 203 LEFAURICHON Panneau de robe
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