R. KIEFFER sant voir les gais reflets de l’argenterie et des cuivres, des cristaux et des porcelaines; ou bien, tout uniment, des panneaux de bois plein ! Puisque nous parlons vitraux, disons combien est réussie la fenêtre de cette salle à manger. C’est un pay-sage d’hiver : le terrain couvert de neige est rendu par un simple verre blanc dépoli ; des arbres, chargés de cette même neige, ont leur tronc en verre dépoli verdâtre; au second plan, une rivière en verre-cathédrale bleu clair charrie de larges glaçons ; sur l’autre rive, le tapis blanc recommence; un village aux murs en verre jaune met dans un coin une tache vive; une forêt verte marque l’horizon, et le même verre bleu clair forme le ciel. C’est très Lumineux, d’une abso-lue simplicité et d’une grande franchise d’effet. M. Labouret affirme de plus en plus sa maîtrise dans l’art du verrier. Un vitrail d’église, destiné à une baie en arc brisé avec meneaux librement inspirés du gothique flamboyant, a pour sujet les Rois Mages faisant halte sur une mon-tagne pour adorer de loin l’étable de Bethléem, sur laquelle tombe un rayon de l’étoile annonciatrice. Dessin plein de style et parfaite-ment adapté à la technique du verre; mise en plomb habile, grande beauté des tiras, profonds, aux vibra-tions assourdies, tout con-court à faire de cette ver-rière une superbe pièce. A côté, deux panneaux d’un genre tout différent, excel-lents aussi un coq en verres-cathédrale sur fond blanc dépoli; un autre coq, faisant le beau devant une poule qui passe dédaigneuse, tous deux en verres amé-ricains et verres à deux couches gravés à l’acide. Signalons la salle de billard de M. Rague!, bons Reliure et solides meubles, décorés R. KIEFFER 216 Reliure