G. SERRURIER L’ART DÉCORATIF Chaise de salle mettent en tete de dessiner des meubles, et même nombre d’ébénistes de métier, qui découpent dans le bois des courbes extrava-gantes, comme ils feraient dans du métal, puis les assemblent au petit bonheur, se souciant peu de savoir si le moindre choc ne va pas tout briser, ou le moindre resser-rement du bois tout déformer. Quiconque, au contraire, a les bonnes habitudes d’esprit d’un architecte ne perdra jamais de vue que 61 IIII 1111 l Tif le bois est une matière à fibres longitudi-nales sensiblement parallèles; aussi les lignes droites prédominent-elles dans les meubles qui nous occupent. Un meuble architectural, c’est encore, au seul point de vue maintenant de la ligne et de la masse, un meuble bien composé, qui constitue un tout organique, de propor-tions harmonieuses, où les pleins et les vides sont distribués avec justesse, les vo-lumes bien équilibrés même dans un parti d’asymétrie; où il y a un rythme enfin, comme dans toute chose belle. L’impor-tance extrême de la pondération dans l’ameu-blement n’est pas à démontrer; que l’on se rappelle seulement l’impression qu’on a re-çue de tant de meubles incohérents, boi-teux, formés de la soudure monstrueuse d’éléments disparates, parmi lesquels ce doit être un supplice continu de vivre, et qui sont pour bien des gens le lits du fin de l’■■ Art nouveau s Mais ce qu’il y a de plus important peut-être pour l’artiste qui conçoit dans un sentiment architectural la décoration de nos demeures, c’est de donner au mobilier le G. SERRURIER If �LI’ll \ree t96
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