vêtement ; et en i9ol, un marbre encore, l’etite Source, jeune enfant pleurant, la tête dans ses bras, près de son urne ébréchée, prend déjà plus de largeur, une plus grande simplicité de plans, à côté des oeuvres ro-bustes qui paraissent déjà. Mais veut-on sentir le caractère bien Italien, à la fois vif et raffiné de cet art, se Jouant des difficultés et s’attachant aux sub-tilités d’expression ? Que l’on considère ce marbre de La Fille de Niobé, tombée à ge-noux sur le sol, la face et les bras en avant, et que l’on dise s’il n’y a pas quelque pa-renté entre cette pose — qui fait admira-blement valoir les modelés du dos et les mouvements de draperies sur les jambes repliées — et l’attitude de la fameuse Sainte Cécile suppliciée, de Maderna — oeuvre d’ailleurs médiocre et beaucoup moins pour-, ue de qualités rares que le marbre de Trentacoste. Mais la statue de Sainte Cécile du Transtévère, à Rome, souvent reproduite depuis, indique néanmoins ce goût du mou-vement un peu compliqué. Que l’on regarde encore ce buste de Pouua du peuple fille, replié sur lui-même, et d’une tendresse charmante de modelés, qui appartient au Musée de Trieste; Enfant en prière, joli buste de fillette, d’un mouvement délicieux; ou encore une tête d’Ophelia flot-tant parmi les fleurs. On n’est pas sans dé-couvrir dans ces morceaux divers une tendance à la mièvrerie, un fini de métier parfois un peu trop appuyé; mais la mise en oeuvre reste toujours d’un artiste, aucune mollesse ne se fait sentir dans le marbre, où l’on perçoit tou-jours l’accent de la vie très justement observé. Il ne faut pas omettre, d’ailleurs, que dès 1890 une vivace statuette de bronze, une Ophelia encore, semant ses fleurs, est d’un mouve-ment pittoresque et alerte, s’at-tardant moins aux cassures du o6 A la Fontaine (Galerie Moderne de Rome) FIND ART DOC
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