A. et G. PERRET Terrasse supérieure et Panorama UNE MAISON A PARIS CNN a beaucoup reproché à l’architecture de notre époque de n’avoir pas de style particulier, de caractère propre, de s’inspirer presque exclusivement de ce qu’ont fait nos devanciers. Cette critique se justifie en partie par les multiples exemples de décorations Louis XV, Louis XVI, Empire, etc., qui sont encore fort en honneur et dont se pare notre ar-chitecture moderne. Certains de nos con-frères ont cependant modernisé les différents éléments qui en sont la base et ont obtenu des résultats fort intéressants et souvent assez personnels. D’autres auraient voulu totalement s’en affranchir, mais hélas ! l’architecte, le déco-rateur ne sont pas la plupart du temps libres de donner complet essor à leur imagination, à leur goût. L’indépendance n’existe que bien peu lorsqu’on pratique son art et l’on est bien obligé bon gré mal gré d’en passer par les désirs et les fantaisies de celui qui commande et qui paie. D’autre part, les idées nouvelles, les 5t choses un peu osées, les matériaux nouveaux ne s’imposent que fort lentement tant parmi ceux qui construisent que parmi ceux qui font construire, et ce n’est que petit à petit que l’évolution s’accomplira. Il nous faut signaler cependant toute une pléiade de jeunes architectes assez heu-reux pour avoir les coudées plus franches, le crayon plus libre, qui nous ont donné de nombreux exemples de leurs patientes re-cherches et de leur volonté pour sortir des sentiers battus et marcher hardiment dans la voie du progrès. Ils n’ont pas craint de se servir des éléments nouveaux : béton armé, grès flammé, pierre de verre, fibre d’amiante, mis à leur disposition et en les employant judicieusement, de façon ration-nelle, ils sont arrivés à des résultats qui nous ont souvent surpris ou charmés par leur hardiesse ou par leur coloration. Ce sont d’ailleurs surtout ceux qui se sont le moins écartés de ce que commande le bon sens, ceux qui ont cherché avant tout à faire des choses pratiques et raison-
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