LES OBJETS D’ART AU SALON (SOCIÉTÉ NATIONALE) (DEUXIÈME ARTICLE) U1 TM. des tendances les plus frappantes de l’art décoratif d’aujour-d’hui, c’est l’effort général et indépendant de toutes les activités vers une production aussi personnelle que pos-sible. Les résultats futurs de ce déchaîne-ment d’originalité peuvent être fort remar-F. SCHEIDECKFR Plateau (cuivre ajouré et laque incrusté) quables, du moins nous l’assure-t-on ; il est regrettable que le résultat immédiat se traduise surtout par une impression de décousu, de fantaisie indisciplinée; qui déroute le visiteur et déconcerte le critique préoccupé d’idées générales et de comptes rendus. Si nous revenons sur un sujet que nous paraissions avoir épuisé le mois dernier, c’est précisément pour tâcher de donner un peu plus de corps à nos appréciations et aussi pour réparer quelques oublis, en abordant certains détails laissés de côté. Parmi les moyens qui s’of-frent à l’artisan moderne pour distinguer sa production de celle de ses contemporains, l’emploi de matières précédem-ment sans usage dans les arts, ou dont l’usage se trouvait abandonné, est un de ceux qui se présentent tout d’abord à son esprit. On y a eu souvent recours en ces dernières an-isées, et parfois l’exemple donné par un ou deux artistes a trouvé d’innombrables adeptes parmi lesquels certains ont su à leur tour devenir personnels dans une voie ouverte par leurs aînés. C’est ainsi qu’à la suite de MM. Belville et Clément Mère et de Mn. Thaulow et Vallgren, à qui l’on doit des utilisations sagement originales J. SELMERSIIEnt Col de dental,’ 35
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