L’ART DÉCORATIF ME. DE FELICE Boite (cuir l’CpOnoSéJ pace, de la gaîté, des pensées de vie et de nature dans les logis où elles s’en iront. On les aimerait cependant plus synthétiques en-core, plus simplifiées, plus résumées, moins images, — leur signification y gagnerait. M. J. Francis Auburtin, habitué à la grande décoration, où il s’affirme disciple fervent de Puvis de Chavannes, s’est amusé entre deux toiles à combiner, lui aussi, des frises en papier peint; on y voit des aras sur des branches de marronnier et des écureuils sur dOs branches de pin. En déco-ration sculptée, le long d’un édifice, en plein. air, ou en dé-coration peinte, dans une salle publique quel-conque, ces sujets seraient certaine-ment mieux à leur place que dans nos étroits ap-partements mo-dernes, où il faut surtout, et avant tout, de la séré-nité, de l’inti-mité, du repos. M. Duvinage. qui s’est classé, lui aussi, dans la décoration mu-rale, expose cette année des projets de devants de cheminées, pour être exécutés en C. HEATON! applications sur étoffe; M. Albert Kaulek a plusieurs cartons pour impression sur étoffes également ; M. Karbowsky, Mue Lemaire, ont des décorations peintes intéressantes. En résumé, beaucoup de talent dépensé, pour des résultats incomplets, et en tout cas, peu significatifs: telle est l’impression d’ensemble en ce qui concerne la décoration murale. L’orfèvrerie accuse un développement plus accentué, des tendances plus vigou-reuses. Cet art parait en excellente posture, malgré l’absence de créateurs comme M. Jean Dampt et M. de Feure, qui n’ont pas exposé cette année dans la section qui nous occupe. La facture de M. Louis Boucher est savoureuse et large; elle s’accommode à merveille du moelleux de l’étain, de ses lumières pâles, et en tire des effets d’une grâce superbe. Il y a là un vase à fleurs et un encrier qui sont des pièces de très haute s’alerte artistique. J’aime aussi les étains de M. Brateau, dont le travail est moins sen-sible et plus savant. M. Brateau triomphe surtout dans le repoussé, et son vase en cuivre (graines de pissenlit) est incomparable. M. Gilbert Péjac expose un bon modèle de cruche à bière, et M. F. Peureux une belle coupe en vermeil. M. Wasley a aussi un pichet en étain, et lY1′. Desme un joli coffret Meuble-écritoire (marqueterie à 220 tauons de c.