L’ART DÉCORATIF sies, sérieuses, équilibrées. Une évolution partie sur de telles bases aura certainement un cours régulier et profitable. L’exemple qui vient d’inspirer ces con-sidérations un peu longues, et nullement inédites, ne suffirait peut-être pas à les jus-tifier, mais il les appuie. Qu’il se trouve dans chaque branche de l’industrie un homme résolu, disposé aux sacrifices préliminaires, guidé par un goût personnel, ou tout au goût et avec une intention de progrès. M. Co-doni, exposant à Saint-Louis, a peut-être voulu s’assurer des titres personnels à l’atten-tion des visiteurs et du jury de sa classe : ce serait une pensée honorable, et je ne sais pas s’il l’a eue. Ce qui est certain, c’est qu’il réalise, dans une catégorie intéressante de décorations murales, des oeuvres nouvelles, dont quelques-unes ont du style, et dont la plupart sont d’une allure et d’un goût parfaits. Pour bien juger la tentative de M. Co-doni, quelques indications sur les procédés G. CODONI moins capable de discerner avec justesse entre les concours qui lui seront offerts, —et chaque industrie entrera en évolution. Cette évolution, il faut bien le répéter, avor-tera si elle est mal partie ; elle suivra son cours et elle aboutira naturellement si de graves erreurs n’ont pas été commises à son point de départ. Un fabricant de miroiterie, M. Gaston Codoni, vient de montrer cet esprit de dé-cision qu’on attend précisément des propa-gateurs du style futur, Je note, en com-mençant, qu’il ne s’agit pas d’une aventure industrielle, mais au contraire d’une maison ancienne, assise et connue, entrant dans le mouvement la première de sa branche, par Cumule de la miroiterie industrielle sont néces-saires. Il ne s’agit pas ici de glaces en bois sculpté et doré, mais de glaces de prix plus modeste, telles que celles dont nos maisons de rapport se parent et s’enorgueillissent sur l’affiche de location. La partie superficielle est un moulage exécuté en staff d’après un modèle qui peut être reproduit à l’infini. Ce moulage est adapté sur un cadre en bois qui le supporte et lui donne la solidité con-venable; puis on le dore ou on le décore au gré de la clientèle. La plupart des mai-sons de miroiterie n’ont aucune organisa-tion artistique et n’en ont pas besoin, puis-qu’elles se bornent à reproduire à l’infini des modèles plus ou moins parfaits. Tout 15o
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