L’ART DECORATIF pression très personnels, un des aspects de Paris. L’émotion, dans l’ouvre de Braquaval, nait de la perspicacité et de la sincérité. Il trace des formes bien écrites, dit nettement ce qu’il veut dire, et le sentiment qui l’a animé pénètre ces formes et s’exprime en môme temps qu’elles. Cette méthode tran-quille et mâle, cette conscience dans la vi-sion et le rendu sont peut-être dans un talent les qualités les plus estimables, celles qui ont produit la race la plus forte d’ar-tistes. Car c’est toujours, en art, en côtoyant du plus près possible la vie et la vérité que l’on est arrivé à en transmettre la plus puis-sante évocation. Rembrandt, Velasquez, Van Dyck, Titien, pour citer quelques noms au hasard, ne sont pas là pour nous démentir, — non plus que Millet ou Daubigny, par exemple. Nous nous réjouissons du groupement d’oeuvres qui va permettre d’attribuer sa vraie place à un artiste qui n’a songé jus-qu’ici qu’à travailler et ne s’arrêtera pas encore. GUSTAVE SOULIER. leu,- / 1.1