L’ART DECORATIF conque en matière définitive, quelle qu’elle soit, connaissent la tentation, si forte que pour certains elle est trop souvent absor-bante, de subordonner l’ceuvre au procédé et de s’amuser à celui-ci au détriment de la composition : tels certains sculpteurs qui du plaisir de patiner leurs statuettes ont abouti à la passion de cuisiner des tessons informes et des débris de fonte. M. Lachenal a donné souvent des beaux exemples de vases en grès dont la belle matière ne souffre nullement d’une orne-mentation discrète et appropriée; nous en trouvons ici plusieurs dans la série fort attrayante des pièces modelées directement qui joignent à l’agrément des formes la va-leur d’étre des originaux. On avait déjà remarqué l’an dernier des essais de dorure sur faïence d’un effet Itou-L. à,JORE.LLE Lampe électrique 38 DAUM FIIÉSES Lampe électrique (verre) veau ; l’artiste est aujourd’hui maitre de son procédé et affirme être en mesure de le diriger à son gré. D’après ce que nous avons vu, il y a lieu d’espérer qu’il en tirera le plus heureux profit. L’effet se rapproche-rait un peu de celui d’une monture métal-lique, exactement ajustée, mais d’un or vieilli et légèrement cuivré qui n’a aucun rapport avec l’habituelle dorure toujours trop brutale quand elle n’est pas terne. Je ne suis pas partisan de l’interpréta-tion des oeuvres de sculpture proprement dite en terres émaillées et surtout en grès, et mon regret est en proportion directe de l’intérét que m’inspire le modèle. Il y a un petit groupe de Saint-Marceaux, des bustes de Rodin, des statuettes de Dejean que je