L’ART DÉCORATIF craindre, pas plus d’ailleurs que des caprices de la mode, car il y en a de si jolis qu’on ne pourra cesser de les trouver tels. Je dis volontairement jolis et ce n’est pas une harmonie de rose et de vert souvent essayée mais rarement si heureuse; une autre où les mêmes tons se compliquent, pour un effet de silhouettes d’arbres, d’un bleu verdâtre, et la troisième avec des narcisses baignés dans une brume opalisée. Je n’ai vu qu’un seul vase décoré de ces paysages en grisaille dont la Maison Daum a un peu commer-cialement vul-garisé le genre; je ne crois pas qu’il y ait lieu de le regretter. Jepréfèreavoir à parler de l’in, portante col-lection de lampes et d’a-baLjourréunie ici et où les très belles pièces sont nombreuses. La plus réussie me semble une grande verte composée sur le thème de l’ombelle. Dans la note sévère,un abat. jour avec des hibous dans une gamme de tons bruns très soutenus et un autre assez petit formé de sortes d’algues où se heurtent, sur un fond presque noir, des rouges, des bleus et des violets éclatants, ont l’intérêt d’être agréables également lorsque la lampe est allumée ou éteinte avec des effets très différents. La plupart de ces lampes sont construites pour l’électricité, et la plupart en L. MAJORELLE atténuation à mon éloge, car c’est particu-lièrement une impression de charme gra-cieux qui se dégage de l’ensemble des formes et des colorations. Au hasard du souvenir, je noterai parmi les plus délicates d’une vitrine trois pièces décorées, l’une de vigne vierge dans une 36 Rampe d’escalier (fer forgé)
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