,L’ART DÉCORATIF petits plateaux, boites à poudre tournées et ornées de légers reliefs, d’une disposition in-finiment variée et ingénieuse. Ces accessoires familiers de la vie féminine, dont il expose toute une collection, sont ex-quis, et sans mièvrerie aucune. Quatre vitrines de grès, datas une exposition en somme restreinte, et sans parler de ceux de Bigot qui parent presque tous les meubles, at-testent que la vogue de cette matière incomparable ne dimi-nue pas. D’ailleurs, le plus aristocratique de nos roman-ciers ne l’a-t-il pas consacrée ? Ces quatre expositions sont d’un intérêt inégal. Les oeuvres de M. et Ms. Massoul et celles de M. Methey, si différentes du reste, ont un caractère commun : les formes n’ont pas été assez étudiées, ou bien sont empâtées par le manque de finesse de la matière. C’est le grand défaut de la plupart des po-tiers en grès. Ils croient que plus leurs pots sont rugueux, grossiers d’aspect, plus ils sont artistiques ; et ils sacrifient volontiers la forme pour se consacrer tout entiers aux variations infinies de la matière. Voilà ce qui fait ressortir l’évidente su-EQUER Aumônière périorité d’un artiste complet comme l’est Delaberc’he. Nul ne connaît mieux que lui toutes les ressources de la belle pale nuan-cée, des amples coulées ou des fibrilles de couleur les plus ténues ; mais le vétement de ses coupes, de ses calices, de ses cruches, est toujours strict et respectueux des formes comme celui d’une statue antique ; et ces formes elles-mêmes, on sent qu’elles ont été longuement méditées, cherchées sur le tour dans une poursuite obstinée de la perfection. Plusieurs atteignent à une pureté vraiment admirable, donnent l’émotion de la beauté accomplie. Ceux de M. William Lee ne souf-frent pas trop de ce voisinage redou-table. Ils se rapprochent davantage de la technique japonaise, tout en restant originaux. Ce qui rappelle aussi l’ex-tréme Orient, c’est la coquetterie avec laquelle M. Lee présente ses pots, ce sont les légers accessoires dont il les accompagne : couvercles de bois ou d’étain dont le bouton est parfois muni d’une ganse de soie tressée; petits socles en bois tourné, qui exhaussent à peine le vase, mais suffisent à mettre son galbe plus en valeur. Chose digne d’admiration! Les cuirs repoussés, chers aux darnes’ EQUER Manche d’onffreffe 238 FIND ART DOC,
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