L’ART DÉCORATIF vases d’argent. L’artiste a merveilleusement su rendre toute l’opulence, tout l’abandon et toute la mollesse de ces pivoines blanches légèrement teintées de rose, qui se penchent avec langueur et dont quelques-unes sont déjà tombées. Le contraste est saisissant entre la beauté éphémère des fleurs et la qualités et son Souvenirs de Londres a beau-coup de caractère. Nous reprocherions néan-moins au peintre dans ce dernier tableau son dessin par trop simplifié. Nous voulons bien croire que l’effet visé soit pour quel-que chose dans ce dessin, Comme étude d’expression et comme ensemble, l’artiste a C. NIII.CENDEAU solidité du vase en vieil argent. Ce tableau est une pièce de musée et nous espérons revoir ces Pivoines. Mais M. Blanche pense-t-il à l’aspect que prendront ses Pivoines dans cent ans, si elles figurent au Louvre, peut-être non loin des Chardin? Il aurait dû, croyons-nous, leur assurer une résistance plus grande aux ravages du temps. Nous aurions pu demander davantage à M. Georges Desvallières. Cependant son portrait de Mme E. D… ne manque pas de Le repas de paysans maraîchins certainement réussi à donner l’impression voulue. L’ensemble de l’exposition de M. Lopis-gich, sans attirer se tient cependant très bien. Son Crépuscule, malgré ses petites dimensions, compte parmi les meilleurs paysages du Salon d’Automne et donne une note émue qui ne laisse pas le spectateur indifférent. Un beau fusain, La Neige, et une pointe sèche plus belle encore, Le Vieux Saule, nous montrent avec quelle religiosité 228
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