L’ART DÉCORATIF prévues d’un déshabillé de moins en moins suggestif ; plus de porno-graphie : du goût. C’est l’observa-tion d’un artiste, qui remplace la laideur inutile du document, de la chose vue; c’est l’art qui remporte une victoire de plus Sur l’inconscience du cliché. La Parisienne se venge avec esprit de ses calomniateurs trop véridiques, en n’offrant aux yeux que l’idéal, plus vrai que le réel. La Parisienne minaude au verso de ces petits cartons qui transmettent ses caprices ou ses ordres. Parfois, un bout de paysage, une voile de pê-cheur repose des séductions de la Carte tic souhait ville : telle, par exemple, la carte personnelle de M. Hippolyte Devil-fers, ami de Boutet. Et ce n’est pas unique-ment la carte postale qui se réhabilite au joli, sans vulgarité. Du brio, du montant, quelque chose de mousseux dans les des-P. CU!GNEBAULT L’Aullcr d’Ar, Cartes de visite sous et dans les coiffures… Ce Parisien contact nouveau de la petite estampe, car semblait prédestiné spirituellement à fonder l’Atelier d’art songe à tout : cartes de visite l’Atelier d’art, asile studieux et gai de la tf petite estampe» renaissante, — tour d’ivoire sans décorum, où le peintre-graveur travaille avec son élève et gendre Guignebault. Une renaissance, en effet, cette nouvelle présentation de l’estampe originale, de l’estampe moderne:silhouette ou frimousse, croquis de paysage ou de marine, eau-forte ou pointe sèche, — voici la carte postale qui se métamorphose, se raffine et s’anime : plus de gros-tiers tableaux vivants, ca-pables seulement d’instan-tanéiser sans art les phases HENRI BOUTET a L’Atelier t’AI, a _ t96 ss,s.ss J’a .1/