A LA MANUFACTURE DES GOBELINS lins ne restent pas en contact plus constant avec le public, et que l’on n’ait pas fait une place à leurs produits dans le magasin des Manufactures de l’État, ré-cemment ouvert sur les boule-vards. Il faut bien dire que les produits des Gobelins sont d’un écoulement plus difficile que ceux de Sèvres, le prix en restant tou-jours beaucoup plus élevé. Mais cependant, il n’est pas nécessaire de tisser uniquement des tentures qui ne peuvent trouver place que dans des salles de palais. De petits panneaux, des écrans, des tapis, des revêtements de sièges, pour-raient être aux Gobelins ce que sont à Sèvres toits les menus bibelots mis en vente, vases ou biscuits, et constituer la part la plus rémunératrice de sa pro-duction. Voilà pourquoi les concours institués depuis cette année par M. Fenai lle, à la Manufacture des Gobelins, peuvent amener peu à peu d’intéressants résultats et des modifications pratiques dans le modus vivendi de la Manufacture. Amateur très érudit et possesseur lui-LA L1,EN1 ANI) même voulu Dossier .1,’ fauteuil d’admirables pièces, M. Ferraille a aider à ce renouveau plus vivant de la tapisserie, en proposant chaque année au concours, parmi les ou-vriers des Gobelins, un sujet de décoration usuelle. Pour le premier concours qui vient d’avoir lieu, on avait demandé un dossier de .fauteuil, et parmi les projets pré-sentés le jury en a retenu trois, auxquels il a accordé une pre-mière, une deuxième et trois troi-sièmes primes. L’avantage des concurrents est de fournir une connaissance sérieuse du métier, des moyens d’exécution; l’inconvénient pour eux est peut-être d’avoir été trop exclusivement for-més par les modèles des Gobelins, et de manquer d’inspiration per-sonnelle. A ce point de vue, il semble que le concours n’ait pas donné de résultats tout à fait ressauts, et qu’aucun de ces cartons co„c„,;„ ne nous laisse l’impression d’une 1 8 7