L’ART DÉCORATIF dernier Salon de la Société Nationale, il nous a montré des oeuvres d’un goût et d’un faire excellents : on n’a pas oublié ce déli-cieux Chou bleu, dont nous avons donné la reproduction. La sixième des salles internationales, la salle H, nous intéresse surtout par une expo-dès maintenant d’être classées dans les porte-feuilles des amateurs les plus sévères. D’une élégance distinguée dans ses esquisses de la vie mondaine (Soupeuses, Au Bois de Boulogne), il garde la même netteté de trait avec quelque chose de plus âpre dans quelque types de misère, comme le E. GOLA sition de dessins et de gravures. La plus large contribution est fournie par les eaux-fortes d’Edgar Chahine, l’artiste arménien d’autant mieux connu chez nous qu’il a choisi Paris comme lieu de résidence ; on a eu raison de lui accorder cette place prépondé-rante, et de lui permettre de s’imposer ainsi au public si divers qui aura visité l’Expo-sition. M. Chahine fait preuve d’un nerf, d’une variété d’expression, d’une franchise de métier rares, et ses planches méritent 100 Portrait Vieil ouvrier sans travail, la Vieille men-diante ; et certains de ses portraits, celui de Mme Louise France, par exemple, ne sont pas sans une pointe de caricature. Mais partout se révèle un sentiment personnel, qui donne à ces pages diverses de M. Chahine un accent propre et empêche de le confondre avec les graveurs contemporains dont les sujets pourraient se rapprocher de ceux qu’il a lui-même traités. Par-dessus tout la science d’exécution, la beauté des valeurs, la pureté FIND ART DOC
Recent Comments