L’ART DÉCORATIF par M. Richard, qui a ciselé avec beaucoup de talent une petite horloge dont la sil-houette s’impose par sa simplicité et dbnt les sculptures sont fort habilement exécutées. Très heureusement composée aussi la pendule de M. Becker, qui a mêlé avec goût le bois et le cuivre patiné d’or pâle, et dont l’ornementation un peu effacée, un peu vague, un peu comprise comme la peinture de Carrière, garde une distinction discrète vraiment délicieuse. L’envoi de M. Bricteux serait parfait sans l’exécution lâchée des bas-reliefs dont il a, inutilement, encombré son oeuvre. Les figures ne souffrent guère la médiocrité, et, selon moi, les artistes agiraient sagement en les laissant de côté et en n’utilisant que de l’ornementation. A M. Alleaume, dont la pendule en bois est d’ailleurs charmante, je ne repro-cherai que la face postérieure qui manque un peu d’étude et qui devrait avoir autant d’intérêt que la face principale, puisqu’elle est reflétée par la glace traditionnelle placée sur la cheminée, ou qu’on tournerait autour si ce gentil bibelot trônait sur une stèle. ‘ Avec la haute pendule marqueterie de M. Alet, qui ferait belle figure dans une antichambre ou un hall moderne, j’aurai terminé mon rapide examen, et je m’excuse si je n’ai pas mentionné des oeuvres qui mériteraient une description et qui m’ont échappé. Mon oubli aurait pour excuse l’en-combrement des envois mercantiles quel-conques ou affreux qui se carrent aux meil-leures places et rendent presque impossible l’étude consciencieuse et recueillie d’une exposition artistique. Équitablement, je reconnais toutefois que les copies et réminiscences des styles anciens sont plus rares, cette année, au Salon de la Société des Artistes Français, et que las commerçants eux-mêmes s’orientent vers une formule moins défraîchie qu’autre-fois. La vérité est en marche, et, sous ce rapport, les tendances demeurent à peu près parfaites dans les deux Salons où les attar-dés ne songent même plus à faire leurs dé-votions à la Renaissance, au XVII. et au XVIII° siècle, et bon gré mal gré, s’asso-cient au mouvement d’ensemble vers un idéal nouveau. FRAN17. JOURDAIN. A. DEROLD 66 Bureau—minislre (SociOd Nationale des Beaux-Arts)
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