L’ART DÉCORATIF rymrrepitterei 111111″1Mil, » LOUIS MAK I IN, ARCIII I EC I I: l’Escrime et et en l’honneur d’Edmond Hébert d’une part, celles de la Salle des thèses de l’Uni-versité d’Orléans, de la Chimie se découvrant à Lavoisier, d’autre part, témoignent-elles d’une sûreté de mains à laquelle ont parfois recours, pour l’exécution définitive de leur oeuvre, les sculpteurs tentés par l’art de la médaille. CHARLES SAUNIER. RUE ET BOUTIQUES PLus j’y pense, plus ces mots « l’art dans tout », dont quelques enthousiastes vou-draient faire la devise d’une révolution dans nos moeurs, me semblent gros de dangers s’ils étaient écoutés. Que l’absence de goût et de droiture dans la plupart des choses qui nous entourent soit un mal attristant, cela n’est que trop certain. Qu’on cherche les remèdes à cet état de choses, rien de plus louable. Mais prenons garde aux remèdes pires que le mal. « L’art dans tout » appartient à cette classe de médicaments. D’abord, il y a le bon art et le mauvais; et comme les producteurs du second EM,ADE DE MAGASIN sont et resteront de beaucoup les plus nom-breux, « l’art danà tout » aurait pour consé-quence pratique de nous inonder surtout d’élu-cubrations insipides. Ensuite, une foule de choses sont belles, ou doivent être belles, soit sans l’intervention, soit avec une intervention seulement accessoire de l’art : je prends ce mot dans le sens vulgaire, celui d’addition de com-plications imaginatives à l’essentiel des choses. Tel est le cas pour les façades des locaux destinés au commerce : des boutiques et des magasins. L’hymne à la beauté de la rue est une des modes du jour. Sur son air, il se débite maintes sottises sous le couvert de certaines vérités. Les virtuoses qui le chantent ont raison de pro-tester contre les abus qui nous imposent le spectacle de choses inutilement laides; ils ont tort quand ils prétendent implicitement — sans oser le crier trop haut que les manifestations modernes de l’activité humaine sont de fort vi-laines choses. La beauté n’est pas immuable dans ses formes. Son principe est dominé par l’univer-selle loi de l’adaptation des espèces aux cir-36