L’ART DÉCORATIF tion toute simple et logique — le bois de chêne se marie fort bien aux grès jaunâtres, gris-bleu et verts qui constituent le rétré-cissement, un encadrement de gros scara-bées égyptiens, un joli fleuron central, un bandeau à motif de cordes nouées et le panneau uni de la botte. L’autre cheminée, s’engagent parait bien être sans issue. Ils ne sacrifient pas aux Grâces, ceux-là! On se représente les meubles de M. Rapin dans la chambre nuptiale du roi Marc de Cor-nouailles et d’Yseult la blonde, ou dans le burg du roi Gunther, bien plutôt que dans l’appartement de Parisiens d’aujourd’hui les ais de chêne dont ils sont faits doivent tout au moins venir de la forêt des Ar-dennes, si ce n’est de Brocélyande… Le lit, avec ses nerveuses .sculp-tures, les hiboux curieusement sty-lisés qui termi-nent ses piliers; l’armoire rigide, aux massives pen-tures de fer, ornée de petits panneaux en cuir; la cheminée de fer noir et de faïence, flanquée de deux sortes de nichesoù peuvent se rabattre d’in-génieuses ban-quettes pivo-tantes : tout cet ensemble rude et un peu barbaoe n’est pas sans mérite. Le fan-Secrétaire (5m:,,’ noon..) terril, s’il n’est pas beau, est du moins confortable ; et, certes, charpenté comme il est, il doit être solide. Le défaut de ces meubles, évidemment, est de n’être pas faits pour nous : ils sont trop frustes pour notre raffinement moderne; ou, si l’on veut, nous ne sommes pas encore assez raf-finés pour goûter cet archaïsme alambiqué. Voilà pourquoi, si nous voulions, selon l’usage, terminer cette revue hâtive des meubles aux deux Salons par une considé-ration générale, il nous faudrait retourner à la Société Nationale, et en demander les éléments à Gallerey, à Dufrène et à Plumet. R. ne Feimoe. A ANGST basse, toute en grès à coulées vertes et bleues, est ornée de branches souples de bryone, ayant bien le modelé gras et simple qui convient à la matière. Et voici l’oeuvre de beaucoup la plus importante, la chambre à coucher de M. Ra-pin. Ils sont trois ou quatre, M. Bellery-Desfontaines en tête, puis MM. Rapin, Pourriol, et l’on pourrait ajouter M. Jallot, qui forment un petit groupe d’archaïsants intéressant et original — quoique l’influence de Grasset sur eux saute aux ‘yeux ; mais ils restent comme en marge du style déco-ratif actuel, et la voie divergente où ils 4
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