nez.’ -k-F7, esq)c;;tu est, de Vdrt » deccre’, tees PUVIS DE CHAVANNES A MADELEINE (APPARTIENT n M. DURAND-IIVEL.) La France ne compte pas ses grands peintres, et pourtant, la mort de Puvis de Chavannes laisse tus vide qui ne sera point comblé. Car dans la grande peinture décorative, nul n’approchait de lui. Il sa-vait les hauteurs et les dangers de cet art, qu’il avait, avec son prédécesseur Chassériau, fait sortir d’un long oubli, plus, réinventé pour la France con-temporaine. La peinture décorative est devenue de mode de-puis qu’on a reconnu dans son œuvre le génie de-vant lequel chacun doit s’incliner. Les peintres de tableautins ne craignent plus de se risquer à bros-ser de grands panneaux, sous le prétexte d’en faire. Entre l’ouvre de Puvis de Chavannes et cette pein-ture là, agrandissement prétentieux des bagatelles de l’art, rien de commun. Puvis possédait le grand style, l’expression dans les grandes lignes, celle qu’il faut remonter aux fresques de Giotto pour trouver avant lui, et que Théophile Gautier, son ptemier admirateur, signalait déjà dans ses com-mencements, au Salon de 1861. A soixante-dix-sept ans, l’âge n’avait pas affai-bli ses moyens ; ses dernières œuvres respirent, comme celles de ses quarante ans, crie dignité ›e-reine qui fait de ses compositions comme quelque chose de saint,et commande le respect à tous.C’est surtout aux Salons du Champ-de-llars, le jour du vernissage, qu’on pouvait voir cette force du génie qui s’impose. En face de e Geneviève veillant sur Paris endormi », ce public de premières, si peu soucieux d’art, changeait d’allures ; la e blague t perdait ses droits et le silence se faisait. Tout le monde ne comprenait peut-ètre pas, muais chacun se sentait en face d’une chose à respecter. Puvis de Chavannes était une exception dans le monde entier et surtout en France. Seul en ses conceptions parmi tant de peintres françaisœm’ayant pas même forme école, car nul n’eût osé se risquer à l’imiter, il n’avait ni le brillant coloris des uns, ni la lumière des autres, ni l’esprit de ceux-là. Si l’on voulait absolument lui trouver une parenté avec quelque autre peintre français, c’est a Ingres qu’il faudrait penser mais entre la poésie péné-trante de Fun et la pédanterie du vieil académicien, quel abirrœ ! Des profanes refusent à Puvis de Chavannes la couleur et le dessin. Commue si ce n’était pas parla plus douce et la plus merveilleuse harmonie de Fun et de l’autre qu’il savait faire pénétrer ses concep-tions dans les cœurs! Autre chose est la couleur dans les grands pans animés par de telles compo-sitions que dans l’étroit cadre d’un tableau de genre. Les chatoiements du second deviendraient l’offusquant sur les premiers, en troublant la vision de l’architecture qui les encadre. Puvis de Cha-vannes l’avait senti dés le premier jour, et dans ses oeuvres, les couleurs de la nature apparaissaient commune tamisées a travers son imagination qui l’idéalisait. Dans son contraste ac l’ensemble de la pein-ture française, l’ouvre deve Puvis de Chavannes res-tera pour cette dernière un haut et précieux ensei-gnement ; elle lui dira que la toile de chevalet n’est pas le dernier mot de l’art, et lui montrera la gran-deur du domaine qu’elle a trop négligé pour s’abs-traire du milieu ; elle lui rendra la notion perdue de son vrai rôle, de sa place dans les espaces, et sera la première pierre de l’école dans laquelle elle doit ‘hercher son avunir. Les grandes toiles décoratives de Puvis de Cha-vannes pour le Musée; d’Amiens, pour celui de Lyon, sa ville natale, pour l’Hôtel-de-Ville de Poi-tiers, pour celui de Rouen. pour la bibliothèque de Boston, et surtout celles du Panthéon, de la Sor-bonne et de l’Hôtel-de-Ville de Paris sont des œu-vres impérissables. Elles sont ;tues; l’honneur de l’art et du pays qui les a vu créer, car en aucun temps et nulle part, l’art n’a parlé au inonde un lan-gage plus noble. 101 M. G. FIND ART DOC