LE NOUVEL HOTEL DE VILLE DE COPENHAGUE: ajouré représente «le jeune homme perdu dans la forêt en écoutant les oiseaux,,, comme le dragon fabuleux à l’entrée de l’édifice. Le nationalisme de la construction se manifeste ainsi en de nombreux détails. De sculptures, il n’y a guère que ces têtes et mascarons, dont j’ai parlé, dans le hall et les escaliers, et le long d’un des escaliers encore, sculptée dans le chêne, une théorie d’artisans, la montée des humbles construc-teurs de l’édifice, charpentier, maçon, me-nuisier, électricien. De peintures, je ne vois aussi qu’une fresque du distingué peintre Frœlich, reproduisant l’antique légende des filles d’Égyr, et dans la salle de lecture de la bibliothèque un tableau de Kroyer, représentant l’architecte M. Nyrup, étudiant les plans de l’hôtel de ville avec son entre-preneur, l’architecte Joergensen, et près d’eux, le chef des maçons. A mon vif regret, je n’ai pu tout dé-crire; mais le peu que j’aurai noté suffi; a, je l’espère, pour montrer combien cette belle oeuvre fait honneur à son architecte, à ce très noble petit pays, qui ne compte que z ou 3 millions d’habitants, autant ou moins que l’Attique d’autrefois, ou que Paris ou Londres aujourd’hui, et qui compte parmi si peu d’habitants tant d’artistes de la plus haute valeur. M. Nyrup est de ceux-là, l’un des excellents architectes de notre temps, où ils sont malheureusement trop rares. Il a formé des élèves, dont l’oeuvre est elle-même remarquable. J’ai nommé parmi eux M. Vischer. Dans un prochain article, j’aimerais à parler de lui, de M. Kampmann, qui a édifié à Viborg une bibliothèque publique méritant d’eue signalée, et surtout de M. Wenck, qui a construit, entre Copen-hague et Elseneur, de charmantes gares de campagne, d’un art très personnel aussi et vraiment délicieux. Je ne connais aucune ligne de chemin de fer en Europe qui ait mieux ou ait aussi bien. Il est nécessaire de mettre de l’art en tout, et mente dans les gares des localités les plus humbles. JEAN 1,1101i. FOLEY-R15LER 169 Cadre (cuir repoussé)