L’ART DÉCORATIF du dessin assurent à l’artiste une place tout à fait spéciale. Non loin, un pastel de Lévy-Dhurmer, le Masque de Cornély, rit de tout son visage épanoui, de ses joues rouges, de ses yeux étincelants, de son facies quelque peu japonais, rendu à la fois avec vérité et fantaisie ; et nous remarquons encore trois pointes sèches Pensée dominante de M. Bialetti, et le Vieux Satyre en maraude de M. La Spina, qui avait été envoyé à Paris il y a quelques années et où l’on trouve une curieuse note d’ironie et de réalisme. Dans une petite salle voisine ont encore été groupées des gravures. Les principaux panneaux sont occupés par des eaux-fortes LUIGI GIOLI de Fernand Khnopff, où sa recherche du trait trouve fort bien à s’employer. Dans la salle I, quelques oeuvres iso-lées sont à signaler. M. René Ménard n’a envoyé qu’une seule toile, Fin d’été; et nous retrouvons M. Claus avec un .1/dimine, un Matin nuageux de M. Harrisson et un effet de Norvège (Minuit d’été, Le jour naissant) de M. Humphreys-Johnston. A travers la salle K, on peut distinguer des dessins colorés de M. G. Costetti, qui restent trop servilement attachés aux souve-nirs des vieux maîtres, mais où l’on peut voir une recherche de caractères assez ser-rée. Deux bronzes valent d’être relevés Sirocco de M. Baertsoen et un choix de gravures et de monotypes de M. Storm van Gravesande, l’artiste hollandais dont une récente exposi-tion chez Durand-Ruel nous avait fait ap-précier l’oeuvre. M. Baertsoen continue en gravure l’oeuvre de ses tableaux : il nous découvre le caractère triste et monotone des vieilles maisons sur les canaux, qui se perpétuent dans leur -vétusté avec une sorte de résigna-tion; il semble que toute une vie patiente et humble s’exprime par là. M. Storm van Gravesande introduit dans ses études un peu plus de plein air. Les nuages y mar-chent et y roulent; les ciels prennent. FIND ART DOC 102