titre la desti-née de l’ivoire après cette triomphale ex-position ? Sans doute celle de tant de cho-ses jadis mé-prisées remi-ses tout à coup en lu-mière avec d’autant plus de fougue que l’oubli avait été plus com-plet. Nous al-lons avoir des ivoiriers. Tel sculpteur qui se vit refu-ser l’entrée du Salon avec une statuette médiocre va L’IVOIRE AU MUSÉE GALLIÉRA E. BECKER la traduire en ivoire. La matière changeant, l’oeuvre ne sera peut-être pas meilleure, elle profitera ce-pendant de l’engouement du moment. L’au-teur aura l’illusion du succès. Mais il ne faut pas songer aux médiocrités possibles. N’ayons d’yeux, pour l’instant, que pour les bons artistes qui, aiguillés vers l’ivoire. Peignes augmenteront le nombre des oeuvres par-faites dues jusqu’ici à Dampt et à Théo-dore Rivière. Ceux-là seuls nous importent. La parole est à Pierre Roche, Henry Nocq, Carabin, Lucien et Gaston Schnegg, à ceux que tout intéresse et qui ne rebutent aucune difficulté. CHARLES SAUNIER. GARDI, Le Lion amoureur