cas médical, une pitoyable appréhension en-fantine qui lui donne un très vif charme mélancolique. M. Félix Charpentier sait marier la tradition académique au souci des attitudes sincères. Sa Bacchante est ner-veuse et frissonnante et sa Jeanne d’Arc a le mérite d’être originale après tant d’autres. Avec l’Enlèvement de Psyché par les Zé-phyrs, M. Chrétien rénove habilement les thèmes chers au dix-huitième siècle. M. Henry Cros s’est depuis longtemps donné plaisir à forcer une matière rebelle à exprimer des formes et des harmonies. La pâte de verre, d’une fraîcheur jeune, aux colorations printanières, ne se prête pas ai-sément aux savants modelages, mais confère aux sujets qu’elle illustre un charme de pri-mitivité naïve et délicate. M. Peynot réexpose en marbre, sous le titre de Poésie pastorale, un fragment du L. DELAGRANGE CONSTANTIN MEUNIER Mineur (Société Nationale) (Photographie Look Lemery) Guerrier (aile et boi, d,, ikM (AitAtes 1:ramais) monument de Français, dont le plâtre m’avait déjà paru lyrique-ment nerveux et souple. C’est un des succès les plus nets du Salon avec la George Sand de M. Sicard. Cette dernière s’al-languit rêveuse dans des étoffes ductiles, le visage pétri de pensée et de passion, sous les cheveux abondants. A côté de cette oeuvre marquante, le même artiste pro-duit un buste plein de volupté moderne. C’est dans une atmos-phère de jeunesse comme un véritable épanouissement floral. Dans le même sentiment, M. Hippolyte Lefebvre a composé L’Été, commande de l’État. Il a eu l’audace de rompre avec les traditions allégoriques surannées, pour puiser dans le spectacle de notre époque une suffisante évo-• cation. Une femme en costume d’aujourd’hui, à l’ombre d’un large chapeau, un bouquet dans une main, une ombrelle dans l’autre, nous fait songer aux joies claires de l’été mieux que telles ou telles fatigantes nymphes aux gestes trop convenus et trop connus. A des sources plus reculées se rattache l’inspiration de M. Se-
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