L’ART DÉCORATIF Pour le paysage, 1‘411. Dufau s’est libérée cette fois de sa formule un peu monotone d’arbres couverts, en guise de feuilles, détails ravissants. On regrette seulement que les deux couples d’éphèbes armés de pa-lettes de bois, et les spectatrices noncha-lantes du pre-mier plan, et le groupe, d’un si beau rythme, inscrit dans une arabesque si sa-voureuse, des deux femmes qui suivent à droite le jeu de balle, soient un peu épars et sans lien ; et aussi que telles figures s’absorbent et se diluent dans leur ambiance d’air lumineux au point de n’avoir plus ni solidité ni relief. N’em-péche que nous sommes toujours en présence de ceci, qui n’est point banal : un .2 rand peintre qui une toute ..une femme ! M. Maurice Denis, dans ses tableaux reli-gieux, exprime-t-il sincèrement sa foi ? Question impossible à ré-soudre, et que la critique n’a peut-être pas le droit d’aborder; et pourtant elle se pose inévi-tablement , et ,s.„„ „„0„,,o, prime toutes les autres, dès le premier coup d’oeil jeté sur ces toiles naïves. Nous nous en tiendrons prudemment à son panneau décoratif, La Treille, peinture aussi conventionnelle que possible, où la simpli-fication voulue des lignes et leur affirmation dans une cernure également appuyée partout BERNARD BOUTET DE MONVEL Portrait de Roger d’écheveaux de soie pendants ; des tamaris noueux tamisent la lumière et couvrent in chair nue d’une somptueuse jaspure d’om-bres et de rayons. La mer déferlante qu’on voit à gauche, avec son écume bleutée, la montagne et les nuages du fond, sont des B. de Monvel 23o FIND ART DOC