L’ART DÉCORATIF A la suite d’une histoire galante, — car Vierge était beau comme Antinoüs, — les colères d’un Géronte le mirent sur le marche-pied d’un traits qui le mena à Péris. Nous le gardâmes. Il fut et resta des nôtres. C’est donc en i 869, à la veille de la tour-mente, qu’il débarqua à Paris, altier et fier, drapé dans son manteau — tel Ruy Blas tom-bant de la cheminée — secouant au vent les dépensait en toutes choses qui le menaient vers le but qu’il voulait atteindre. La pas-sion qui était en lui, les impressions qu’elle apportait à cette nature ardente se résu-maient, se condensaient toujours dans l’ef-fort de travail que réclamait impérieusement sort indomptable volonté. A la suite de cette période de prépara-tion, sur la présentation de Charles Yriarte, paillettes d’or et les rêves d’une jeunesse ardente, avide de conquête. Nous devons à un de ses amis, M. Léo-poldo Garcia, les confidences les plus inté-ressantes sur les premiers temps de cette installation à Paris, dans ce Paris qui de-vint la nouvelle patrie de Vierge et qu’il aima autant que cette Espagne où il était né. Au milieu de nous, il vécut, s’imprégna de notre vie et devint Parisien d’élection. Vierge se mit donc à travailler, à travailler sans cesse. Dans le modeste logis d’étudiant où il s’était installé, rue Richelieu, avec son ami, il mettait au point tout ce qu’il avait vu, tout ce qui l’avait impressionne dans le va-et-vient de cette nouvelle vie qui avait pour lui toutes les séductions. D’une gaieté et d’une bonne humeur sans égale, il se Vieilles femmes I., talpétrière il entra au Monde illustré. De ces débuts date le commencement de ses succès. C’est au Monde illustré qu’il publia tous ses croquis du siège. Croquis d’après nature pris dans les rues, sur les bastions, dans la neige, partout où il trouvait matière à s’exprimer. Rien ne l’arrêtait. Les mau-vais jours de la Commune vinrent et tou-jours Vierge continuait aux endroits les plus dangereux et aux heures les plus difficiles, la riche moisson de documents qu’il nous a laissés. Parlant mal le français, il fut pris pour un espion et faillit être fusillé. Mais il marchait quand même, ne craignant rien, continuant l’attirance qui le menait devant les tragiques scènes qui se déroulaient de-vant lui. Avec le Monde illustré et la HVie,…’mn.= 212 il
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