L’ART DÉCORATIF peinture et la sculpture italiennes ne res-sortaient pas comme elles auraient pu le faire. Aucun tempérament saillant ne s’affir-mait, dans cet émiettement du sentiment pittoresque ou ce rappel de tel ou tel peintre étranger en faveur. J’ai, au contraire, été témoin à Florence Peintres de figures et paysagistes voi-sinent; les paysagistes forment peut-être la majorité, et je vois un signe de la vitalité de cette jeune école toscane dans cette ardeur à se plonger dans la nature, à sonder le caractère intime des beaux sites de la région. La particularité des lieux fait la G. GRAZIOSI d’un effort qui vaut la peine d’être relevé. Encouragés et soutenus par quelques-uns de leurs ainés, un certain nombre de jeunes artistes avaient formé comme une sorte de « sécession », réuni discrètement leurs oeuvres dans quelques-unes des salles du Palais Corsini très aimablement mises à leur dis-position, à deux pas de la collection qui contient d’amirables exemples de la vieille école florentine, des Botticelli et un Filip-pino. A (oeuvre t personnalité de l’artiste, qui retire de l’étude de cette atmosphère, de ces contours, une finesse spéciale. Et en même temps, en se livrant à la recherche du paysage pour lui-même, le peintre réussit plus aisément à créer une école florentine nouvelle, alors que la figure humaine risque de le ramener parfois à la hantise de ses vieux maitres. Les anciensFlorentins ont négligé le paysage, ou du moins ils ne l’ont traité qu’en fond pour leurs portraits ou leurs tableaux à 186
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