LES MANUFACTURES IMPÉRIALES DE SAINT-PETERSBOURG E. CORDESS Fleurs de chardons (porcelaine, pâtes d’application) Wiazemsky (nommé directeur par l’impéra-trice Catherine II) qui fit édifier les locaux où se trouve l’établissement jusqu’à ce jour ct en surveilla l’installation : il est situé hors la ville, en amont du fleuve, sur les bords de la Néva. On fit alors venir de France un maître modeleur nommé Ra-chette, et le cachet de la fabrication fut désormais tout à fait du genre de Sèvres. Rackette introduisit le bleu de Sèvres et composa un service célèbre nommé Arabescovi : il était de style pompéien, orné de médaillons encadrés d’arabesques qui symbolisaient les diverses provinces de l’empire de la fastueuse Sémiramis du Nord. On fit aussi des statuettes représentant des types populaires russes. L’activité des ate-liers était grande. Depuis l’époque du Premier Empire (en Russie, du règne d’Alexandre ler), la Fabrique Impériale de porcelaine de Saint-Pétersbourg suit un développement parallèle et homogène à celui de la céramique dans toute l’Europe, en conservant néanmoins certaine aspiration nationale et locale. Le goût néo-grec fait fureur sous Alexandre suivi de la lourdeur des formes, des do-rures sans goût de la Restauration. Nicolas I, protégea beaucoup la fa-brique; il permit la vente des porcelaines aux particuliers. On répéta les modèles an-ciens, on tenta des formes neuves du mau-vais goût du jour et, surtout, on fit une quantité de peintures sur plaques de porce-laine, généralement des copies des chefs-d’oeuvre de l’Ermitage. La fabrique obtint un prix à l’Exposition de Londres en 1852. Sous le règne de l’empereur Alexandre Il, le sculpteur Spiess fit beaucoup travailler la 163 C. KRASOWSKY rem raille,, (porcelaine, sur couverte)
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