L’ART DÉCORATIF ture, c’est peut-être la question la plus déli-cate dans l’art du peintre, et c’est là qu’on éprouve toujours les artistes véritables que leur instinct avertit. M. R. du Gardier, que nous suivons de-puis quelque temps avec grand intérêt, apporte de décoration antique ; et passons aux ta-bleaux où la figure s’absorbe davantage dans la volonté de composition d’ensemble, mais n’en garde pas moins un caractère propre. Il faut d’abord s’arrêter devant les trois beaux panneaux, débordant de lumière, de ERNEST LAURENT dans l’observation de la figure au milieu du paysage des qualités très personnelles. Sa Femme en blatte sur la plage est d’un peintre déjà très ‘sûr de ce qu’il veut ; le morceau est d’une note très fine. Citons une petite tête de M. Valère Ber-nard, peinte avec franchise en plein soleil, Dans les Vignes, et qui est d’un joli sentiment Portrait mouvement, de poésie, qu’Henri Martin a consacrés à la décoration de la Caisse d’É-pargne de Marseille, et qui glorifient Le Tra-vail dans ses trois moments. — L’Aube : des enfants, repassant dans leurs livres la leçon du jour, se rendent à l’école, tandis que sur les quais la vie commence à reprendre ; — Midi : c’est, sous la lumière ardente, l’agitation des 208 FIND ART DOC
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