L’ART DÉCORATIF de patience à Munich, à Vienne ou ailleurs. Il faut bien vite dire que l’on laisse le ridi-cule de cette exhibition à qui de droit, et galerie là une manies d’art décoratif, comme si c’était section subalterne, où toutes les saugrenues avaient le droit de s’exercer, C’est une concep-tion injurieuse et fausse qu’il importe de re-lever. Je sais qu’il s’est trouvé certain grand peintre, dont nous faisons profession d’estimer d’ail-leurs le talent, pour défendre cette composi-tion en décla-rant au jury que vraiment ■( ce n’était pas vilain de cou-leur ». Ce qui prouve qu’il ne suffit pas du talent pour ju-ger des choses d’art,quand un certain bon sens ne nous guide pas d’a-bord. Bien des expériences nous permet-tent de préten-dre qu’en de-hors de quel-ques excep-tions il n’est pas de moins bons juges en peinture que JACQUES BLANCHE que l’on n’est pas de ceux qui acceptent sans maugréer cette sorte de plaisanterie. Il est vrai que l’on n’a pas osé faire figurer ce chef-d’œuvre de podagre au mi-lieu des tableaux, où était pourtant sa véri-table place, du moment qu’on l’admettait dans les salles : on l’a suspendu dans la 162 Le Chérubin de Mofari les peintres eux – mémes ou bien ils sont exclusivement attirés dans une œuvre par certaine qualité d’œil ou de matière, qui les empêche de voir des défauts fondamentaux, comme l’ignorance du dessin ou de la compo-sition; ou bien leur jugement s’accroche à une imperfection de détail, qu’ils grossissent, qui devient pour eux monstrueuse et les rend FIND ART DOC