UNE MÉDAILLE DE CHARLES PILLET OFFERTE A SANTOS-DUMONT anr doit toujours marcher de pair avec L, la science ; il profite de ses progrès pour modifier et perfectionner sa technique, et se fait en revanche son héraut, raconte ses découvertes et glorifie ses pionniers. L’antiquité racontait les grands faits de sa civilisation sur les bas-reliefs des monu-ments et des stèles ; les temps modernes ont réduit le bas-relief, l’ont rendu portatif et multiplié à un grand nombre d’exemplaires: c’est la médaille ou la plaquette commémo-ratives. Les cabinets des médailles nous montrent que les chefs-d’oeuvre du genre remontent déjà loin ; la tradition ne s’est pas perdue depuis, et elle a donné même dans ces dernières années l’abondante et belle floraison que l’on sait. Ce sera assurément une date notable dans l’histoire de l’Aérostation que les re-cherches de Santos-Dumont ; or, la colonie brésilienne de Paris a récemment offert à son compatriote une médaille qui immor-talise, en même temps que ses traits, la forme de son ballon et ses évolutions autour de la Tour Eiffel. Cette oeuvre extrêmement délicate est l’oeuvre de M. Charles Pilles, qui a obtenu le grand-prix de Rome en I89o, et à qui l’on doit encore la médaille d’inauguration du canal Porfirio Diaz, au Mexique; la mé-daille de la chapelle commémorative de la rue Jean-Goujon, la plaquette du docteur Corail et celle de l’Assistance Publique pour les Enfants Assistés. L’une des faces, avec une figure allégo-rique sobrement drapée, contient une per-spective du Champ-de-Mars d’un modelé velouté, agrandissant ainsi à l’infini le champ de la médaille, suivant la voie que M. Ver-non a été un des premiers à indiquer. 145 ‘t FIND ART DOC