L’ART DÉCORATIF lampe cyclamen, son lustre plafonnier en feuillages de platanes sont de véritables tentatives. Ses coupe-papier, poignées de meubles, patères, pentures, entrées de ser-rure, il faudrait tout citer. M. Frank Schei-decker montre dans les cuivres découpés et repercés une gamme riche, parfois un peu massive, cependant toujours élégante. Voyez l’écran de cheminée représentant 1.111 cygne? On retrouve la technique du reperçage dans les meubles gothiques, les Japonais l’ont employée dans leurs gardes de sabres. Mais de même qu’on peut « forger des vers an-tiques sur des pensers nouveaux », M. Schei-decker accomplit des choses très modernes, décoratives et qui se tiennent. M. Mathieu Gallerey, à l’encontre du façonnage ordi-naire des cuivres, travaille les siens comme ‘le cuir, à l’envers, avec un simple outil. Son plat rond de poissons, ses panneaux, soleil, courges, nénuphar, patinés au feu, sont d’une moelleuse souplesse qui laisse bien loin les frappes à la matrice. Il en E. BECKER Calice PoEssielguAR 10? ME. NE AUGE Dos de miroir (émail) enrichira quelque jour les meubles nouveaux par lesquels il s’est déjà révélé. Mua Jeanne de Brouckère expose des plats de cuivre rouge et jaune, ronds et carrés, des plateaux, frappés au marteau. Les dessins en sont d’un archaïsme de goût. Mme Holbach-Chaval explique ainsi son ,■ repoussée : «J’aime à garder les reliefs nets, simples. Je veux que les patines conservent au cuivre son aspect de cuivre, les fonds seuls sont matés. J’aime à ne pas faire disparaitre les traces d’outils : marteaux et ciselets n. Elle nous montre une archète, cuivre rouge sur bois avec crochets pour suspendre les poteries, et différents plateaux de même métal qui ont comme des tons de réchampis. Les fers forgés, lampe, pelle et pin-cettes de M., Élise Voruz, montrent une intense recherche, et je regrette de ne pou-voir relater son curieux récit : s Pour ma lampe je fis venir du Midi des branches d’olivier avec leurs fruits…, je louai à un bonhomme qui en fait métier une vipère