L’AMEUBLEMENT AU SALON DES ARTISTES DÉCORATEURS n„,. qu’il y a de plus intéressant à cette exposition, dans son ensemble décevante, est sans contredit la section de l’ameublement. Sans excéder une honnête moyenne, elle est riche, et comprend en somme peu de non-valeurs ; elle a surtout le mérite d’être com-posée presque uniquement d’ensembles com-plets. Ce n’est pas aux lecteurs de cette revue est une loge d’actrice composée de deux pièces, la loge proprement dite et le cabinet de toilette. La conception de l’ensemble, les dessins de l’ébénisterie, sont l’oeuvre de deux architectes dont l’éloge n’est plus à faire ici : MM. Sauvage et Sarrazin. Leurs collabora-teurs, de M. Bigot à Mlie Abbéma, de M. Laumonnerie à Mmo Sarah Bernhardt et A. RAGUEL qu’il est utile de redire combien un artiste fait une oeuvre plus méritoire et donne mieux la mesure de sa valeur en ordonnant le décor entier d’une pièce, qu’en créant une vitrine, ou une table, ou un fauteuil, qui devra s’accommoder comme il pourra d’un voisi-nage pour lequel il n’a pas été fait. Le clou, comme on dit, de l’exposition, 91 Lit d’Enfant (Incrustations d’étau!) à M. Achille Cesbron, sont innombrables et divers; mais s’il y a quelque disparate, comme on peut croire, entre les oeuvres de ces excel-lents artistes et celles de… ces autres, il n’apparaît guère que dans le détail ; la tenue de l’ensemble est bonne, et son unité réelle. Il faut néanmoins blâmer franchement le plafond trop insuffisant, puisque ce n’est FIND ART DOC