L’ART DÉCORATIF artistes certaines tendances communes (n° du 15 août 1901), je ne puis m’empêcher de relever encore combien dans l’Enterrement à Ornans, comme dans l’Enterrement à montrent puisant les éléments et le décor de ses toiles, — telles les Feuilles mortes, —dans sa seule imagination, et les créant de toutes pièces. Dans les Sources au contraire, Buffet de salle à manger Savièse, apparaissent, avec le même désir de créer conformément à la vérité textuelle, les mêmes hardiesses de dessin, les mêmes recherches de coloris simplifié et le même souci du ton local. Cependant l’orientation de M. Biéler vers le réalisme n’est que toute récente. Il y a deux étapes bien distinctes dans l’art du peintre. Les oeuvres plus anciennes nous le 46 l’artiste emprunte à la nature pour le décor et à sa seule fantaisie pour ce qui est de la com-position et des figures. Et c’est là une nouvelle étape vers ce qui sera sa manière définitive. Ses figures, il ne les demande pas comme Arnold Boecklin à la mythologie. Il est panthéiste, mais d’une manière plus vague et dédaignant le côté « anecdote » que l’on remarque assez souvent chez Bcecklin.