L’ART DÉCORATIF qu’alors que dans le lissage’ d, Mulards, des rubans à bon marché et de quelques autres étoffes de bourres. La découverte de Mercer, en 1843, est basée sur l’action de la soude caustique concentrée sur la fibre de coton à l’état de tension. Cet état em-pêche le rétrécissement de la fibre, lui fait prendre la forme cylindrique, et, par suite, un brillant indélébile. L’usage savant des schappes et du coton mercerisé permet des tissus plus fournis, ayant île la main, du relief pour le flotté, autant que les soieries les plus luxueuses. Il a porté à son apogée la concurrence de Roubaix. La soierie du Nord comporte également la tapisserie coton sur trame soie, en lattés par chaînes variées à l’infini. C’est du travail dit inversé, c’est-à-dire qu’il est placé dans le sens de la longueur en travers du métier. Le point, très fin, joue le petit reps Gobelins. Le Nord fait encore des velours simili-soie, des velours de lin, genre Utrecht. Ceux de la maison Léon Chapée, d’Amiens, relèvent de ces catégories. Somme toute, la plupart des petites soieries du Nord ont besoin d’un peu d’ap-prêt, de lustrage et d’écrasage pour acquérir de la tenue et de la main. Ce n’est pas tout à fait, avouons-le entre nous, le moelleux de Lyon et son éclat radieux; mais pourquoi ne pas reconnaître le succès grandissant de ces étoffes que la surproduction, le bas prix, le goût et le style imposent chaque jour davantage au luxe moderne? Léon! RIOT012. I e’s