LA Ve EXPOSITION D’ART A VENISE Procession de Saint-Jean en Bretagne, égayée de notes rouges, dont nous connaissions aussi une réplique à Paris. La galerie de Venise a fait l’acquisition de ce beau tableau. Nous retrouvons aussi Henri Martin avec une figure de Muse, Sous les palmes, qui ne nous est pas étrangère. Le paysagiste anglais Alfred East figure ici avec deux toiles d’une peinture copieuse, d’une belle ordonnance ample et calme : La quinze toiles que l’on ne peut trop remercier les organisateurs d’avoir su réunir. Quelques-unes, comme Tante Louise, ont déjà été vues aux Salons parisiens ; mais je dois dire la belle joie que j’ai eue à trouver un tel ensemble de morceaux admirables, dont la plupart m’avaient déjà été révélés dans l’atelier de l’artiste. On ne sait trop qu’admirer le plus, de la justesse et de la diversité de l’obser-vation , recréant devant nous des types G. SARGENT Source mystique, où les deux corps nus mettent une note d’antiquité à la Poussin, et la Nuit lunaire. Ce sont là deux très beaux morceaux. M. Melchers se signale par un délicat tableau, Les Soeurs, dans cette note claire et transparente qu’il affectionne. Mais ce qui constitue le plus puissant intérêt de cette salle, c’est la magnifique série d’oeuvres de M. Zuloaga, qui constitue aussi l’un des pl incipaux appoints de l’Ex-position tout entière. Il y a là près de 95 Portrait desjenzoiselles Hunter humains complets, ou de la simplicité de moyens, de l’expression si sobre et si aisée, si abréviative, pourrait-on dire, et qui pour-tant réussit à ne rien omettre. Ces oeuvres de tout premier ordre renouent avec la plus glorieuse tradition espagnole ; les musées de l’Europe ont raison de se les partager comme ils le font. Les buveurs, l’Étude de Vieux, si âprement noté, à côté des Danseuses espa-gnoles ou de la Tentation nous donnent de perspicaces analyses de caractères, des ta-bleaux de moeurs aigus. FIND ART DOC