LE MOBILIER AU SALON DES ARTISTES FRANÇAIS amusant et ingénieux, sans arriver à rem-placer les conceptions d’un Riesener ou d’un Gouthière. M. Majorelle, dont je suis attentivement les études patientes, a, cette fois, pleine-ment résolu ce délicat problème. Sa table à écrire est une admirable pièce qui saurait souvenir des bougies si délicieusement sou-tenues par des torchères dans le classique bureau de Louis XV du Louvre. Le prin-cipe reste en somme le même, seuls les éléments diffèrent, et je suis étonné qu’on n’ait pas cherché plus tôt à utiliser cette lumière de féerie, si subtile, si peu encom-I.. SIS JOIOEL1,1, tenir sa place dans l’intérieur le plus riche et le plus raffiné. L’exécution en est irré-prochable; la marqueterie traitée avec un soin méticuleux, les bronzes ciselés à la fois avec largeur et délicatesse, le cuir comme marbré et curieusement patiné, les appareils électriques bien reliés à l’ensemble, tout donne l’impression d’une oeuvre longue-ment et consciencieusement étudiée et oit rien n’a été abandonné au hasard. L’élec-tricité, réclamant nettement la place qui lui est due et s’unissant enfin d’une façon in-time à la décoration générale, évoque le 63 Bureau brame, si souple, si facile à amener et à soutenir. MM. Rey et Landry recherchent, eux aussi, une clientèle qui se contenterait mal d’un salaire de sept à huit francs par jour. Le nabab qui s’offrirait l’ensemble présenté avec un sens réel du décor par ces artistes ne serait d’ailleurs pas à plaindre. Malgré de vagues réminiscences égyptiennes et un désir d’effet peut-être trop théâtral, selon moi, l’exposition de MM. Rey et Landry mérite une mention à part et de chaleureux encoura-gements. Les deux canapés ‘en forme d’exèdre FIND ART DOC
Recent Comments