ALFRED ROLL en dehors de ce qu’on y retrouve des lois au pont Alexandre III, de i 899. Sur ces foncières et éternelles de la peinture. oeuvres s’est fondée l’opinion qu’on s’est De ces deux beaux sen-timents, aversion pour l’é-cole, amour du vrai, qui firent la grandeur morale de Manet, sont résultées bien des oeuvres qui ne dépen-dent pas de l’impression-nisme proprement dit, tant dans l’illustration que dans la peinture de chevalet .ou de décoration, mais qui sont imbues de ses principes anti-scolastiques, de son grand désir de franchise, de respect compréhensif de la nature, de hardiesse française. Il y faudrait toute une étude: du moins en résumerai-je ici l’essentiel en commentant l’oeuvre d’Alfred Roll. Par sa puissance, sa compExe fécondité, son caractère gé-néral, elle est plus représen-tative que toute autre dès qualités dont je veux parler. La carrière de M. Alfred Roll est connue de tous. Elle signifie trente ans, et plus, d’un travail acharné, sanc-tionné par de précoces et brillants succès dont toutes les causes sont inhérentes strictement à la volonté et au talent, remarque si na-turelle en apparence qu’elle semblerait superflue à une àme naïve, ignorants pour son bonheur le dessous de bien des réputations con-temporaines et la politique de la palette. De cette pro-duction considérable quel-ques grandes oeuvres, auda-cieuses et fortes, sont restées dans la mémoire du public : L’Inondation, de 1877; le Silène, de 1879; la Grève, de t 88o ; la Femme au tau-reau et le Travail, de 1885; la Guerre, de t 887; Manda Lamétrie, de 1888; le Centenaire, de 1892; faite en général, et d’ailleurs justement, de les Joies de la vie, de ‘895; les Jeunes filles M. Alfred Roll. Il y faut adjoindre une Femme à sa toilette 43
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