CHROIQUE DE L’ART DÉCORATIF LIS CONCOURS DE a L’ART DÉCORATIF On trouvera d’autre part le programme des quatre premiers concours ouverts par a l’Art Décoratif’, entre ses abonnés. Trois de ces concours s’adressent aux artistes professionnels, aux étudiants artistes, et même aux artistes amateurs (car il en est de méritants dans le nombre). Les programmes sont rédigés très brièvement, afin de laisser a chacun la liberté nécessaire. Pour la même raison, nous nous abstenons de nous étendre ici sur les qualités à déployer par les concurrents, et nous nous bornons a insister sur ceci, que les travaux doivent être dans l’esprit d’un art moderne, ne cherchant pas ses inspirations dans les formules anciennes. D’ailleurs, nous nous tenons à la disposition de chacun pour éclaircir les doutes qui pourraient s’élever. Le quatrième concours. entre photographes ama-teurs, est une innovation qui demande, au contraire, quelques explications. La photographie n’est pas un art, à proprement parler, es ce n’est peut-être point sans surpre u la verra prendre place entre les arts graphiques, ceux de la forme et de la couleur. Mais il nous a paru qu’en invitant une classe très nombreuse d’amateurs à s’efforcer de faire sur un sujet donné un choix dicté par un sens juste du beau, et en faisant de leur discernement une des conditions du succés, nous les induirions à un exercice propre à développer ce sens, et ren-drions, par là, service à la cause de l’art. C’est donc comme une sorte de sport artistique, d’en-trainernent ai devenir bon juge en matière d’art que nos concours de photographie peuvent être surtout considérés. Les travaux présentés n’en doivent pas moins être d’une exécution soignée, puisque ce n’est qu’a cette condition que les qualités, ou les défauts, de l’objet photographié peuvent apparaître clairement au jury. Comme toutes les innovations, celle-ci peut ètre susceptible de perfectionnements. Aussi, nous ac-cueillerons avec plaisir les communications que les photographes amateurs voudraient nous faire à son sujet. PARIS L’inauguration tant attendue du nouvel Opéra-Comique aura lieu, selon toutes probabilités dans les derniers jours de décembre. La façade sur la place Boieldieu n’est pas préci-sément une merveille, mais tel qu’il apparais extérieurement le monument est d’un ensemble très satisfaisant. Nous saurons bientôt si la déco-rations intérieure est digne de la destination théâtrale de Preuvre de M.’ Bernier ; en tout cas, le temps ne lui a pas manqué pour y apporter tous ses soins et les tortues ornées de lyres sont plus qu’mi symbole. Le plafond est signé Benjamin Constant : dans un ciel étoilé, une Gloire et une Jeunesse jettent des couronnes et des fleurs à la farandole des opéra-comiques qui passe. 46 On sait que deux raisons ont empéché dg mettre lafaçade du théâtre du côté boulevard des Italiens:-le prix trop élevé des immeubles a abattre et l’encombrement inévitable des voitures sur une voie si fréquentée. En face, à deux pas, s’élevait le Café Riche, œuvre malheureuse d’un architecte de talent et d’artistes comme Alexandre Charpentier et Forain. Depuis que la compagnie d’assurances a La New-York ir procède à la reconstruction de tout le pâté de maisons. qui fait l’angle de la rue Lepelletier et du boulevard, les curieux ont pu se demander ce qu’étaient devenues les danseuses sculptées par Charpentier nous les avons retrouvées cet été au Casino d’Enghien-les.Bains,dans les salles de jeux, ainsi que deux Blanchard, à droite et à gauche du rideau du théâtre par Bacard et Klein ; nous avons cru voir deux. autres Charpentier contre la petite scène de concert du Jardin de Paris, niais la peinture blanche les rendait méconnaissables. Quant aux panneaux, en mosaïque de Forain, qui décoraient la façade, nous en avons rencontré un peu partout. o Grâce à mille précautions, les ouvriers sont parvenus à sauver les panneaux décoratifs de la Cour des Comptes en démolition. On n’a pas pris tant de peine pour conserver les peintures de Bonnard, ‘uillard, Roussel et Ranson qui décoraient de si amusante •façon la salle du Théâtre des Pantins Les privilégiés qui assistèrent aux mémorables soirées d’Ulm-Roi et de Vire la France, pleureront à jamais les polichinelles, les guignols, les sarceys, les commissaires, les bébés qui couraient sur les Inurs.Llne couche de badigeon couvrira — si ce n’est déjà fait — tous ces pantins pour grands enfants. Le théâtre de Jarry et une enseigne de Vallotton échapperont seuls au mas-sacre. Ies Champs-Elysées se transforment, d’autres disent sont dévastés. • M. Franconi a formé le projet de changer le Cirque d’Eté en Hippodrome. L’avantage consis-tera dans une piste plus vaste, sans agrandir l’etnplacetnent occupé par l’immeuble. Les écuries actuelles qui occupent une surface considérable semient mises en sous.sol. La démolition du Cirque Impérial qui tombe en ruines et dont les panneaux de plafond, tout moisis, étaient seuls intéressants, ne laissera de regrets à personne. Nous croyons savoir que l’Hippodrome construit à sa place serait d’un style plus neuf et plus confortable. Les travaux de décoration intérieure du Panthéon seront probablement terminés dans les premiers mois de 1899. Il ne reste plus, pour achever la décoration totale dumonument, qu’a terminer Pieuvre confiée Puvis de Chavannes à la mort FIND ART DOC
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